Jacques Saint Hilaire

 

 

 

 

 

IL ÉTAIT UN POÈTE

la musique

Sonorisation de tableaux par FILIPPO FABBRI

Auteur, compositeur, Filippo Fabbri explore le rapport entre la musique et l’image, la vidéo, le théâtre.

Il conçoit l'univers sonore d'évènements et installations artistiques en s’intéressant à la spatialisation et à l’interactivité du son avec l’espace.

Dans la lignée de ses compositions “Exoplanets” et “Waves”, pour l'exposition “Nous ne sommes pas le nombre que nous croyons être”, à la Cité Internationale des Arts de Paris (2018), Filippo Fabbri sonorisera certains tableaux de l'exposition Il était un poète.

Découvrir la promenade sonore.

Hommage

Traversant les décennies, son Oeuvre est un voyage dans les formes, où paysages classiques deviennent des assemblages géométriques vibrants. Migrations teintées de couleurs vives. Rêveries aux juxtapositions d'éléments graphiques animés. Fantasmes de corps à la chair rose, masses de couleurs, devenues ensuite des sources circulaires de lumières, synthétisées par les années. Prolifique, imperturbable, poète, marqué par la musique et sous l'influence des modernes, Jacques Saint Hilaire sera à découvrir dans l'exposition Il était un poète, sonorisée par Filippo Fabbri.

JACQUES SAINT HILAIRE

vu par Françoise Boisgibault

Jacques Saint Hilaire est étonnant. Au lieu de céder à une création linéaire comme beaucoup de peintres contemporains qui restent prisonniers d'un style pic­tural, son œuvre peut se comparer à l'hydre de Lerne de la mythologie, aux multiples têtes qui, une fois coupées par Héraclès, se multipliaient. Heureuse­ment Héraclès n'est plus là pour exterminer la puis­sance créatrice et toujours renouvelée de cet artiste oui présente, comme seules constantes, une même précision du tracé et un séduisant agencement de couleurs. Chez lui le figuratif se mêle à l'abstrait.

Après la présentation des paysages de Varengeville, à la mer d'un ton gris-bleu et ceux à la campagne bien verte de Poncin, petit bourg de l'Ain, il puise sur ses toiles d'étranges personnages nés de souve­nirs et de rêves. Un gentil poète conduit, en longue procession d'exode, ces « pèlerins de la vie » à la découverte d'un meilleur avenir, croisant sur leur chemin la force, la sérénité, la sensualité, la solitude, la lumière, les passions, pour enfin trouver le calme.

Revenant à la mer, il montre les voiles qui la par­courent, les nuages qui la dominent, des ondines affrontant les vagues, des nymphes qu'enlèvent au ciel des voilures gonflées par le vent et, au soleil sur les plages, des corps voluptueux de baigneuses. De toutes ces images il abstrait des courbes et les tend jusqu'à les faire chanter et danser.

Oubliant ensuite les images encombrant sa mé­moire, l'artiste s'ouvre un espace vierge ou il trace des figures géométriques en recherchant un bon équilibre entre formes et couleurs. Sensible a la forme ronde qu'enferme le cercle parfait, il la peint libre et lumineuse, parfois sans aucun lien avec une autre, parfois aussi en compositions diverses et Har­monieuses, pour finir par n'en garder que des arcs.

Enfin sont présentées des compositions conçues par le peintre à partir d'études groupées, réalisées au fil du temps, puis complétées par quelques pages de mini-études marquant la continuelle re­cherche du peintre.

Toutes ces œuvres aux couleurs joyeuses illustrent la vie de ce peintre, une vie illuminée par l'amour, la poésie, la musique et le bonheur.

FRANÇOISE BOISGIBAULT

Conférencière pendant 20 ans au musée de Sèvres

Rédactrice à la revue L'Estampille - L 'Objet d'art

Membre titulaire de l'académie de Moustiers-Sainte-Marie